Les Jeux olympiques de Paris 2024 vus par Loïc Léonard

Loïc est né en 1996 à Arras. Il débute le canoë en primaire, à 9 ans, et poursuit son parcours au club de St Laurent Blangy et en section sportive au collège et au lycée. Membre de l’équipe de France depuis ses années en cadet, il manque, pour une place, la qualification pour les JO de Tokyo, en C2 1000 m. Grâce à une 4e place aux Championnats du monde 2023 en C2 en équipage avec Adrien Bart, également licencié de l’ASL St-Laurent-Blangy, il se qualifie aux J.O de Paris de 2024 . Diplômé dans le secteur du commerce, il mène en parallèle du canoë une carrière de consultant en communication et marketing chez Lerøy Seafood France.

 

 

Ma sélection olympique en C2 500 mètres
L’obtention du quota olympique pour la France en août 2023 à Duisburg en terminant 4ème de la finale a été un moment exceptionnel. Cette étape des quotas est déterminante pour la suite de l’aventure olympique et nous avons réussi, avec Adrien, une très bonne compétition. Cela nous a mis en confiance sur le potentiel de notre bateau.

Mes conditions de préparation olympique
J’ai, au fur et mesure des années, réussi à me créer un environnement favorable pour l’entrainement et la performance sportive. Côté professionnel, je dispose d’un Contrat d’Insertion Professionnel qui me permet de combiner facilement travail au sein de l’entreprise Leroy Fishcut et sport. La préparation des jeux en France a été une belle situation à vivre par la confiance de tous ceux qui nous entouraient, les moyens mis a disposition et le fait de savoir que nous serions bien au départ !
Nous avons décidé de réaliser une grosse préparation et ne rien laisser au hasard, de nombreux stages d’entrainement, du nouveau matériel, un staff compétent et disponible. Cette préparation olympique s’est bien déroulée.
Notre préparation terminale
Pour ne pas changer nos habitudes et ce qui fonctionne, la préparation terminale s’est déroulée à Temple sur Lot comme les précédentes saisons. Nous nous sentions très bien dans cette période à l’approche des JO. Nos entrainements étaient réussis et nous étions prêts à entrer en compétition.
Nous avons regardé la cérémonie d’ouverture et la première semaine de compétition à la TV durant ce stage. L’ambiance JO commençait à s’installer et la France lançait parfaitement la compétition.
Selfie de Philippe Averous (kinésithérapeute ostéopathe) dans le hangar de l’équipe de France en arrière-plan : Adrien Bart, Loïc Léonard et Maxime Beaumont

Loïc devant les anneaux olympiques au village olympique, l’incontournable pour un athlète aux JO (photo Adrien Bart)

 

Nos courses aux JO à Paris

Sur le ponton la veille de notre entrée en course, le dernier entraînement (photo Philippe Averous)

Nous avions identifié la demi-finale comme la première course importante de la compétition, les tours préliminaires nous permettaient d’entrer dans l’ambiance, de prendre quelques repères et de ne pas dépenser trop d’énergie. Nous avions beaucoup d’envie a l’approche de cette course. Nous réalisons une bonne demi-finale, dans le schéma et la tactique définis. Malheureusement, le résultat ne nous permet pas d’entrer en finale malgré le 6ème temps au général. Nous avons ressenti beaucoup de frustration et ce sentiment que tout s’écroule… une année de rêve se termine ici, sans couloir pour la finale olympique…
L’ambiance dans l’Equipe, dans le stade olympique, à la Fédé, au club France…
L’ambiance est l’un des grands souvenir des JO en France, je ne verrai plus jamais autant de supporters français dans l’une de mes compétitions ! C’était unique et intense à vivre.

Lors de la cérémonie de clôture au stade de France, le dernier moment des JO de Paris 2024 (photo Adrien Bart)

 

Notre matériel
En monoplace j’utilise un C1 Plastex Fighter 1000 Large et en biplace un C2 Plastex Bullet 2 Médium Large
Ma Pagaie est une Braca extra wide 23cm

Les retombées post JO
Les JO nous exposent à une médiatisation dont il faut savoir profiter et tirer bénéfice pour la suite de notre carrière, de notre vie. Malheureusement je rentre de ces jeux sans la médaille désirée, les retombées sont donc moindres mais j’ai tout de même eu quelques sollicitations.
Ça me fait changer de dimension aussi de devenir un athlète olympique.

Mes perspectives et la suite de ma carrière sportive
Goûter aux jeux olympiques donne envie d’y retourner. Il m’a fallu un peu de temps pour digérer les JO mais faire partie des athlètes français qui ont vécus des Jeux en France est une chance.
Je vais continuer ma carrière sportive avec les JO de Los Angeles en 2028 comme grand objectif mais je veux aussi mieux profiter des échéances intermédiaires et ne pas jurer que par les JO comme j’ai pu le faire sur les dernières années.

Loïc Léonard Février 2025

Témoignage recueilli par Sylvaine Deltour
Les témoignages n’engagent que leurs auteurs

 

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