Slalom, kayak cross

Deux disciplines d’eau vive pratiquées sur rivière naturelle ou bassin artificiel figurent au programme des Jeux olympiques :

  • Le slalom en 1972, puis depuis 1992 sans interruption.
  • Le kayak cross depuis les Jeux olympiques de Paris 2024.

Le slalom comprend des courses en kayak et en canoë. Le kayak cross se dispute uniquement en kayak. Le pagayeur de kayak est assis et utilise une pagaie double. Le pagayeur de canoë est agenouillé et utilise une pagaie simple.

 

Le slalom consiste à réaliser un parcours en eau-vive matérialisé par 18 à 25 portes. Six à huit sont en remontée et de couleur rouge, les portes en descente sont vertes. Aux Jeux olympiques et aux championnats du monde les épreuves se déroulent contre la montre en une minute trente environ et en trois étapes (qualification, demi-finale, finale). Objectif : aller le plus vite possible sans toucher les portes (2 secondes de pénalité) et sans les manquer (50 secondes de pénalité). Les bateaux pèsent 9 kg et mesurent 3,50 m de long.

Le programme paritaire du slalom aux Jeux olympiques comprend 4 épreuves :

  • Deux féminines : K1D, C1D.
  • Deux masculines : K1H, C1H.

JO de Paris 2024, Camille Prigent 6e en K1DJO de Paris 2024, Camille Prigent 6e en K1D © Romain Bruneau

 

 

Le kayak cross consiste à réaliser un parcours en eau-vive de 45 à 80 secondes. Le départ s’effectue sur une rampe de 3 à 5 mètres de haut. Le parcours est matérialisé par 6 à 8 portes (4 à 6 en descente, couleur verte, 2 en remontée, couleur rouge) et comprend un esquimautage. La touche d’une porte n’est pas pénalisée, la manquer est quasiment éliminatoire. La compétition se déroule en deux étapes :

  • Étape 1 : Les qualifications : un parcours individuel contre la montre qui sélectionne les meilleurs.
  • Étape 2 : La confrontation directe : quatre athlètes s’élancent ensemble sur la rampe de départ. Les deux premiers passent à la phase suivante, les deux autres sont éliminés.

Dans la phase de confrontation directe, le contact entre les bateaux est fréquent et autorisé, les sportifs peuvent porter des équipements de protection (gants, protège-dents). Selon l’appréciation des arbitres, Les contacts dangereux d’un pagayeur sur la tête ou le corps d’un autre concurrent sont interdits et sanctionnés par les arbitres.

 

Les bateaux pèsent 18 kg, deux fois plus qu’en slalom et mesurent 2,75 m de long

 

Le programme paritaire du kayak cross olympique comprend 2 épreuves :

  • Une féminine : KX1D
  • Une masculine : KX1H.

 

JO de Paris 2024, Angèle Hug, médaille d’argent en KX1D © Romain Bruneau

 

En slalom et en kayak cross chacune des épreuves est désignée par une abréviation : C1D , K1H, KX1D, etc.
Comment décoder cette abréviation ?

  • C ou K indique l’embarcation : C pour canoë, K pour Kayak. Le X, la croix (en anglais cross), est rajoutée pour les épreuves de kayak cross (KX). Le cross fait référence à la terminologie anglaise (cross-country, ski-cross, moto-cross), des épreuves en confrontation directe en milieu plus sauvage (tremplin, esquimautage) que le parcours classique du slalom.
  • Le chiffre indique le nombre de pagayeurs, en slalom et kayak cross toutes les épreuves sont monoplaces.
  • D ou H indique le genre du pagayeur : D pour dame et H pour homme.

Ainsi le C1D est une épreuve de canoë disputée par une femme.